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Voici donc un sujet qui a été longtemps super difficile pour moi de partager et de parler. J’avais toujours eu un mode de vie relativement sain, selon les passes de ma vie. Mais bref durant cette période de ma vie, j’allais au gym, je mangeais bien, je travaillais beaucoup sur moi et j’étais vraiment sur le chemin petit à petit de trouver une paix intérieure et d’améliorer ma vie. J’avais des petits problèmes comme tout le monde évidemment, mais en gros, j'étais vraiment assez “normale". Si tu m’avais croisée dans la rue, à ce moment-là, tu n’aurais clairement pas pu dire que j’avais une addiction. 


Ma famille et mes proches me mentionnaient souvent que j’abusais peut-être un peu trop de l’alcool. Mise en contexte, certains soirs je finissais de travailler, je m’achetais une bouteille de vin et je buvais ma bouteille seule chez-moi. Je me faisais des bains et je buvais. J'adorais ces moments sans même me rendre compte que c’était nocif. Ce n’était clairement pas normal que je ne sois pas capable de prendre des moments de relaxation du genre, sans avoir, non pas un verre sous la main, mais une bouteille complète. Après une bouteille, je n’étais clairement pas “ pompette” (j’étais tellement endurcie à l’alcool, une bouteille c’était juste pour commencer). Le pire là-dedans c’est que je ne buvais pas pour avoir un feeling ni pour nécessairement combler quelque chose de manquant. L’alcool n’était pas un échappatoire pour moi, j’en avais juste plus que besoin comme ça. Et c’est ÇA qui me faisait très peur à un certain point. 


Je ne sortais pas avec mes amies pour avoir du fun ou pour danser ou encore pour socialiser avec du monde. MOI, je sortais pour boire. À un certain point, quand ça faisait depuis le matin que je buvais qu’il était rendu 1 h du matin le lendemain et que j’étais la personne dans le meilleur état comparé à mes amies qui avaient commencé à boire vers 23 h, je commençais à vraiment me poser des questions. Est-ce normal ? Pour mon entourage d'amies ça l’était; j'étais convaincue que tout était correct avec moi. J’étais mal entourée à ce moment-là ou peut-être que ces personnes-là étaient dans le même "vibe" de vie que moi. Cela ne fait pas d’eux de mauvaises personnes mais clairement l’influence qu’ils avaient sur moi ne m’aidait pas.


Ma mère me répétait souvent que j’avais des problèmes, mais entre nous, à cet âge-là, une mère c’est une mère. Tu ne réalises pas nécessairement. Du moins, moi je ne réalisais pas. J’étais plus jeune et je me disais qu’elle ne connaissait rien à notre génération, au bar, etc. Vous savez exactement de quoi je parle. 


La vie m’a rattrapée et une soirée après un verre, je me suis ramassée à l'hôpital. Selon les médecins je m’étais fait droguer, quelqu’un de malsain avait dû mettre quelque chose dans mon SEUL verre. Je me suis retrouvée à l'hôpital, seule.  J’avais rien, aucun objet personnel (pas de téléphone, pas de carte, plus d’argent). RIEN.  J’avais uniquement mes sous-vêtements et une jaquette d'hôpital. Aucun souvenir de ce qui avait pu se passer. J’étais en détresse, perdue et aucune de mes amies, cette soirée-là, n’était embarquée avec moi dans l’ambulance pour s’assurer que j’allais bien. Elles m’avaient toutes laissée seule pour continuer à boire. Déjà là, ça en dit gros. Mais dans tout cela le problème, n’était personne d’autre que MOI. J’en ai jamais voulu à aucune d’elles, j’ai juste fait le choix de m’entourer différemment. (Il ne m’est rien arrivé de grave cette soirée-là, une chance ). Depuis ce jour, je n’ai jamais consommé de l’alcool à nouveau. Je me suis dit que c’était bien assez comme signe de la vie. 


J’ai changé mon entourage, cessé de m’exposer à l’alcool, j’ai focusé sur ma personne, mon travail, mes buts, etc. Ça a l’air super facile à dire comme ça, mais c’est sûr que c’était un gros cheminement. 


Le plus drôle dans tout cela c’est que dans les 3 ans de sobriété,  je suis sortie deux fois avec une bonne amie et bien évidemment, je n’ai pas bu et ce qui est le plus ironique là-dedans, c’est que ce sont les deux fois ou j’ai eu le plus de plaisir à sortir. 



Je ne vais pas vous mentir et vous dire que c’était facile tout cela, car ça ne l’était clairement pas. Ça m’arrive encore de temps en temps d’avoir des downs, mais je me suis créé une nouvelle vie et de nouvelles habitudes. J’ai mes trucs quand je me mets à avoir une “ passe” et 3 ans plus tard c’est le plus beau cadeau que j’ai pu m’offrir. Voici une petite partie de moi, ce n’est pas des choses faciles à partager mais j’espère pouvoir aider mon prochain. Ça peut tellement arriver vite ce genre de choses, comme si c’était “normal”. 


J’ai versé une petite larme de fierté en écrivant tout cela. 






2 Responses

Raphaëlle Bourassa-Descoteaux
Raphaëlle Bourassa-Descoteaux

November 01, 2020

Félicitations pour ton parcours Anna! Ce n’est pas facile faire une rétrospective sur soi et tu as fais un choix de vie pour TOI. Je suis contente que tu nous partages ce morceau de ta vie en espérant aider d’autres xxxx Lâche pas !

Alain Boisvert
Alain Boisvert

November 01, 2020

Wowwwww très beau message que tu nous livres ….. et très belle leçon d’humilité 😊 il y arrive un moment dans la vie où tu fais des choix . Que ce soit avec les amis , la famille où le travail . Et bien souvent ses choix nous montres un chemin différent et beaucoup plus beau . Faut pas avoir peur des changement . Bravo à toi que je ne connais pas mais que j’encourage à continuer ton parcours remplie de bonheur et d’amour … les petites choses sont parfois les plus belles que la vie nous offres ☀️☀️☀️ Alain Boisvert

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